Le quartier de Saint-Germain-des-Prés, c’est pour lui Boris Vian et Jean-Paul Sartre, les grands noirs américains du Club Saint-Germain, les Galeries, les cafés, un quartier en lien avec le milieu artistique et un côté estudiantin, de par le Quartier latin tout proche. Tout cela le marque beaucoup, l’éveille et soudain son horizon s’élargit. Il commence à entrer dans des galeries, à regarder ce qui s‘y expose, à côtoyer des peintres et des élèves des Beaux-Arts voisins et s’il sèche encore les cours, c’est pour traverser la Seine et fréquenter assidument le Musée du Louvre, gratuitement en tant que mineur et scolaire. Mais en 1966, sa maman décède d’un cancer et à partir de là les relations avec son père se dégradent. Il considère que Jean ne fiche rien, alors qu’il dessine compulsivement, qu’il n’est qu’un dilettante bon à rien. Pour le calmer et se donner un statut officiel à ses yeux, il tente le concours d’entrée des Beaux-Arts de Paris, rue Bonaparte et en 1967, il est pris contre toute attente. Il a sa carte d’étudiant et son père va lui foutre la paix… pour un temps. Il choisit la section sculpture et est inscrit dans l’atelier de Cesar. Mais il n’y va pas souvent car il passe son temps à dessiner dans ses carnets, tout et rien.