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Jean Solé

Jean Solé

Ils ne sont pas vraiment pauvres, mais vivent modestement et Jean ne conserve que de bons souvenirs de son enfance. Une enfance heureuse avec les illustrés, comme on dit à l’époque, qui sortent le jeudi. Chez lui, c’est Vaillant, le seul périodique de BD, que son père communiste tolère et Tintin que jean se voit offrir à Noël et qu’il n’aime pas trop. Le jeune garçon passe outre les interdictions et parcourt en cachette de petits formats de gare qu’il vole comme Rodéo, Kit Carson ou Buck John, dont il recopie parfois les couvertures et découvre successivement le journal Spirou et l’hebdomadaire Pilote à partir de 1959. À leur lecture, une chose évidente lui apparaît, il veut être dessinateur !
Son père est issu d’une famille de commerçants aisés. Il lit beaucoup, Zola, Hugo, écoute de l’opéra italien et les negro-spirituals, quant à sa mère, d’un milieu modeste, elle préfère les opérettes espagnoles et le tango. Son frère c’est plutôt le jazz et la chanson française rive gauche, genre Brassens, Brel ou Ferré. Enfin sa sœur, c’est la variété avec Charles Aznavour, Gilbert Bécaud ou le genre crooner américain comme Johnny Mathis. Jean est nourri de tout ça, fréquente Jules Verne, Alexandre Dumas, est très marqué par la 5ème symphonie de Beethoven, assiste de loin à la vague yéyé, même s’il a l’âge, écoute un peu Salut les copains sur Europe n°1 et subit son premier grand choc au cinéma avec West Side Story en 1962, le film qu’il verra 7 ou 8 fois et dont il a usé le disque jusqu’à la corde. Sa première idole est Stevie Wonder avec son titre Finger Tips, jusqu’au jour où, en allant voir Trini Lopez à l’Olympia, qu’il tombe dans le rock avec les Beatles en 1964.