Le Tendre et Peynet s’attaquent à un mythe antique en la personne de Sisyphe. Le scénario navigue entre le respect du mythe et les incursions dans le fantastique, tandis que le trait et les couleurs de Peynet, tour à tour sombres et lumineuses, nous font voyager avec bonheur dans le décor de la Grèce antique. Si le destin de Sisyphe est une véritable tragédie, les auteurs le ponctuent d’une touche d’humour et de légèreté bienvenue. Et dire qu’au moment où nous lisons son histoire, le malheureux Sisyphe est encore et toujours en train de pousser son rocher…
Dans le Tartare, ce lieu situé en dessous des Enfers, un homme est condamné au supplice éternel. Il se nomme Sisyphe. Il doit pousser une pierre jusqu’en haut d’une colline. Puis, une fois qu’elle est redescendue après avoir été entraînée par la pente, Sisyphe doit recommencer, sans jamais s’arrêter. Telle est sa punition pour avoir osé tromper les dieux…
Tout a commencé lorsque Sisyphe a berné Médée. Pour se venger, celle-ci a condamné son fils, Glaucos, à dépérir petit à petit. S’il veut rompre cette malédiction, Sisyphe doit abréger une vie à chaque pleine lune. Il dispose d’un pouvoir que lui a accordé Thanatos : la première personne qu’il touchera de sa main gauche passera de vie à trépas. S’il accepte, Sisyphe sauvera son enfant. Mais son âme sera souillée…
Dargaud --- Couverture

